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7 ⸱ Le train des enfants
V. ARDONE

Viola Ardone – ALBIN MICHEL
Solidarité à l’italienne

1946, le PC italien propose à des familles démunies de Naples, de convoyer leurs enfants vers le nord du pays afin de leur offrir, pendant quelques mois, un foyer à l’abri du besoin. Contraint et forcé, le jeune Amerigo quitte sa mère pour rejoindre une famille à Modène. Il ne s’en remettra jamais. Inspiré de faits réels, un récit drôle et émouvant

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4.2 basé sur 6 avis

VOS RÉFLEXIONS
sur ce livre

6 thoughts on “7 ⸱ Le train des enfants”

  1. Odile

    Ce livre m’a permis de découvrir un volet de l’histoire italienne après la seconde guerre mondiale, la puissance du parti communiste et de ses œuvres sociales, la pauvreté du sud de l’Italie. L’histoire de cet enfant est intéressante, il est si bien accueilli dans les familles du Nord qu’il sait saisir sa chance en fuyant le sud et grâce à des gens de bonne volonté va pouvoir devenir adulte et autonome.

  2. ELISABETH

    Le début est très lent même si on comprend qu’il s’agit d’adopter le regard de l’enfant confronté à un bouleversement majeur de son existence et qui raconte les choses telles qu’il les voit et les perçoit. On se demande un peu combien de temps on va rester comme à genoux avec cette perspective minimaliste dans un récit qui n’avance pas et où la misère est omniprésente, d’autant plus qu’elle est présentée comme étant normale. Et puis vient la deuxième partie, plus enthousiasmante, qui décrit la façon dont Amérigo s’adapte dans sa famille du nord et s’y épanouit. Cela ressemble un peu à un conte de fées et inconsciemment le lecteur se remet de la première partie si miséreuse espérant voir se profiler un happy end bien mérité. mais la phrase «  On est coupés en deux, maintenant. » qui clôt cette période introduit très bien la suite.
    La troisième partie montre en effet la difficulté à retrouver cette vie pleine de misère et de limitations mais qui permet à Amérigo de vivre auprès de sa mère. Elle donne tout son intérêt au livre et la dernière partie, qui correspond à la quête de la mère, est encore plus belle. Page 260 : «  Depuis le moment où tu m’as fait monter dans ce train, toi et moi avons emprunté des voies différentes, qui ne se sont plus jamais croisées. Maintenant que cette distance est infranchissable et que je sais que je ne te reverrai plus jamais, je me demande si tout cela n’a pas été une méprise réciproque. Un amour fait de malentendus.» Et plus loin page 263 : « A l’horizon, le ciel pâlit déjà. Je n’ai jamais aimé l’aube : elle a le goût des nuits blanches, des rêves tourmentés, des urgences, des avions qui décollent trop tôt à destination de villes étrangères. Pour moi, toutes les villes sont étrangères. »
    Ce roman dépasse l’histoire des ces enfants montés dans un train pour rejoindre des familles inconnues, il parle de la difficulté de la séparation, de la difficulté de changer de vie et de rester fidèle aux autres et à soi-même. Page 130 : «  J’ai l’impression d’être un instrument désaccordé et qu’il me réparera moi aussi, avant de me renvoyer d’où je viens. »
    Le personnage central : celle dont on dit que parler n’est pas sa spécialité, la mère.

  3. veroG73

    j’ai bcp aimé ce livre sensible et instructif sur cet episode historique politico social.
    Partis du sud vers des familles plus aisées habitant l’ italie du nord
    les enfants ressentent un dechirement et parfois une chance !
    Ecriture dont j’ai apprecié la traduction . Encore une belle decouverte .

  4. Elisabeth

    Très beau livre, sensible et qui nous fait découvrir un aspect de la guerre en Italie qui m’était inconnu

  5. Michel78

    Dans ce roman, l’auteure a su faire parler son héros avec beaucoup de justesse. Elle décrit très bien la réalité de l’Italie au lendemain de la guerre entre le Mezzogiorno et l’Italie du nord pas si opposés qu’on le disait! Belle traduction et beaucoup d’empathie pour cet enfant tiraillé entre sa mère et la vie misérable mais quand même joyeuse et celle qui lui est promise dans le Nord. La 4ème partie du récit est un peu cahotante, dommage car l’idée, prévisible, n’a pas été bien exploitée.

  6. Giliane

    Un roman très réussi fondé sur une réalité : celle d’enfants napolitains très pauvres envoyés dans des familles au nord de l’Italie par une organisation communiste. Le narrateur est un de ces enfants, j’ai donc abordé le récit, écrit au présent, avec des pincettes, ayant peu de goût pour ce genre de narration mais mon appréhension s’est vite envolée. L’histoire est émouvante, le petit Amerigo de sept ans est attachant. Les liens entre une mère pauvre et son fils sont évoqués avec intelligence et pudeur. Le livre se lit vite avec grand plaisir et émotion. Une réussite, selon moi, et une belle traduction.

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