12 ⸱ Sous leurs pas, les années
C. BORDENET
Camille Bordenet – ROBERT LAFFONT
L’une reste, l’autre part
Elles étaient les meilleures amies du monde, mais après le bac, Constance est partie sans un regard en arrière pour faire carrière à Paris. Jess, elle, est restée à Valfroid en Isère et a fait sa vie. Un enterrement provoque leurs délicates retrouvailles. Une chronique douce-amère sur deux France qu’apparemment tout oppose.






Franchement en terme de premier roman, on voit mieux tous les jours. L’écriture est banale, mais surtout, l’abondance de clichés qui frôlent la caricature et pourraient même être blessants est affligeante. L’autrice a bien de la chance de pouvoir publier un tel livre quand tant de bons primo romanciers peinent à se faire reconnaître
Une seule idée dans ce livre : la diagonale du vide incarnée par deux femmes, l’une symbolisant Paris l’autre, la province oubliée : celle des gilets jaunes. De façon très parisienne, les deux femmes sont présentées chacune dans leur case, de façon manichéenne : l’une est la gentille, l’autre la méchante et le roman s’achemine vers un nouveau jugement « pas si méchante que ça. » Même en rebondissant de phrases courtes en phrases pseudo choc, c’est bien long cette succession de généralités hâtives dans un style aussi laid. Dommage, le sujet en vaut la peine, largement.
Des clichés, encore des clichés. Au détour de certaines lignes, on croirait parfois voir la scène surjouée de Bienvenue Chez Les Ch’tis, avec les coups de fusil, les gens qui vident leur seau de latrines dans la rue… Je suis campagnard, et j’ai heureusement de l’auto-dérision. Assez pour arriver péniblement au bout de la lecture avant de noter (comme avec les épinards : j’ai fini l’assiette tout de même mais bon…).
J’hésitais entre 1 et 2 pour la note, mais vraiment ce roman ne m’a pas plu. Donc désolé ce sera 1. C’est son premier roman, donc j’espère que l’auteur s’améliorera par la suite.
Quelle déception, Ce livre est effectivement plein de clichés et pas des plus agréables à lire quand on vient de province. Non, nous ne sommes pas tous des cas sociaux toujours habillés en pantalon de jogging…
C’est lourd, ennuyeux, prétentieux et cela a la même portée que ces téléfilms américains où l’héroine quitte la grande ville pour retourner dans son village et découvrir que la vraie vie est là. En plus l’écriture est plus que banale. A éviter.